"Pour moi, la pire des choses serait de vivre esclave.

On peut tout avoir : à manger, à boire. De quoi se vêtir, un toit où se loger :

Si on n'a pas la liberté, si on n'a pas la fierté, si on n'est pas indépendant, cela n'a ni goût, ni valeur"
                                                                  Ahmad Shah Massoud

Darah Afghanistan

99 rue Leguen de Kerangal 35200 Rennes

téléphone :02 99 50 41 43

darah.afghanistan@gmail.com

L'association

OUBLIER , NON JAMAIS
15 août 2021 : cette date restera une date fatidique dans l’histoire de l’Afghanistan. Celle de la débâcle du monde démocratique face à celui de l’obscurantisme de fanatiques déconnectés de la réalité, embourbés dans une vision autoritaire et rétrograde du fonctionnement de la société où domine le pouvoir sur des humains à qui ils ont enlevé la majuscule. 
15 août 2022 : une année a passé. Une année de souffrances, une année de désolation,  une année de survie, sans espoir, une année où petit à petit la chape de plomb se referme sur un peuple démuni, abandonné à son sort, sous la férule de lois engendrant la terreur et annihilant l’être. 
Femmes et enfants sont les premières cibles, elles parce qu’elles donnent la vie que les talibans veulent dominer à n’importe quel prix, eux parce qu’ils en sont le résultat et qu’ils sont malléables. Tuer la vie, celle qui est joie, renouveau, avenir, espoir. Embrigader ces forces, les ensevelir dans un carcan d’interdits : interdiction d’étudier, interdiction de travailler, interdiction de voyager, ces trois seules lois sont suffisantes pour détruire un peuple. L’Ego-monstre de Sayd Bahodine Majrouh* dévore l’Afghanistan, le Commandant Massoud avait alerté et a payé de sa vie son combat pour la liberté.
Où est l’Afghanistan, ce pays aimé, chéri, dont la seule évocation fait surgir des visages, des lieux, de la musique, des danses, des fêtes, des rires et de la joie. 
Espoir, tu ne dois pas nous abandonner. 
Vie, tu dois nous soutenir. 
Darah continue à soutenir celles et ceux qui ne peuvent accepter, celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce monde d’interdits.
Nos moyens sont modestes mais ils ont le mérite de continuer malgré les difficultés : soutenir encore et toujours nos équipes sur place pour que les enfants aient une éducation digne de ce nom, car les écoles autorisées des taliban glissent irrémédiablement vers le modèle de l’école coranique. 
En collaboration avec nos équipes, nous ajustons nos activités à la réalité du terrain. À Kaboul, de nombreux enfants ne vont plus à l’école. Nous venons d’ouvrir deux classes clandestines qui accueillent les enfants d’un quartier de la banlieue de Kaboul, filles et garçons. Les cours en ligne de formation aux logiciels de DAO-CAO pour les étudiants en architecture et ingénierie continuent. Sans doute, peu de choses au regard des besoins immenses, mais aller chaque jour à l’école donne un sens et un but à une vie, avec l’espoir que les choses peuvent encore changer.
*Sayd-Bahodine Majrouh, dans Le Voyageur de Minuit (Ego-Monstre 1) suivi de Le Rire des Amants (Ego-Monstre 2) rêve le présent et l'avenir d'un pays imaginaire (en lequel il n'est pas trop difficile de reconnaître l'Afghanistan) menacé par de bien inquiétantes chimères. Composé avant l'invasion soviétique de 1979, le texte se révèle à mille et un égards singulièrement prophétique …
Sayd Bahodine Majrouh (1928-1988) a fait des études de philosophie à Montpellier et était en conséquence francophone. Ancien doyen de la faculté de Kaboul, il était l'une des voix les plus rebelles d'Afghanistan... Il a été assassiné à Peshawar par les talibans à la veille de son soixantième anniversaire.

Prochain évènement

Darah Afghanistan œuvre depuis 1981 pour soutenir le peuple afghan et la reconstruction du pays grâce à l'éducation.

 

Enseignement primaire et secondaire
Depuis 2001, Darah-Afghanistan a construit 8 écoles dans la vallée d’Istalif, située à 50 kms au nord de Kaboul, la capitale. 2500 élèves sont scolarisés dans ces écoles de proximité qui vont du primaire au baccalauréat. Grâce à Darah, l’alphabétisation progresse, en particulier pour  les filles qui ont été privées d’instruction sous le régime des talibans de 1996 à 2001. Soutenir les écoles d'Istalif, c'est aussi retarder le mariage précoce des jeunes filles dès l’âge de 13 ans.

 

Enseignement supérieur
Depuis 2003, Darah-Afghanistan a créé un pôle d’enseignement et de recherche appliquée sur l’architecture de terre, au sein de l’Université Polytechnique de Kaboul. Aujourd’hui, 3 millions d’afghans n’ont pas de logements. Ce centre travaille sur des matériaux innovants conçus pour la reconstruction dans le respect de l’environnement. 
Le matériau terre représente la seule alternative pour un habitat sain, économique et écologique. Le centre emploie 10 salariés (architecte, ingénieurs, maçons et ouvriers qualifiés).  

Lettres d'information de Darah Afghanistan

 

Situation actuelle


Depuis août 2021, le retour des talibans a plongé le pays dans une crise humanitaire et économique sans précédent. Incapables de gouverner, faute de cadres compétents dans tous les domaines, les talibans s’enferrent dans leur idéologie mortifère. La population souffre terriblement. Et l'hiver approche. A Istalif, les écoles que nous avions réouvertes dès mi-septembre, vont être fermées jusqu'en mars comme dans tout le pays.  Le ministère afghan ne leur verse aucun salaire. Devant la famine qui a déjà fait son apparition, nous nous sommes engagés à leur verser un salaire de substitution.

 

> Lire la réaction de Darah Afghanistan du 16/08/2021 <